Le syndrome des ovaires polykystiques : une piste d’infertilité à explorer

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Infertilité

Le syndrome des ovaires polykystiques : une piste d’infertilité à explorer

Saviez-vous que selon certains spécialistes, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) représente 15% des causes d’infertilité ?

C’est un syndrome qui est fréquemment diagnostiqué par les médecins au moment où une femme tente de devenir enceinte puisqu’il est associé aux cycles menstruels irréguliers et à l’absence de grossesse après plusieurs mois d’essai.

Ils touchent environ 8-10% des femmes et il est aussi appelé le syndrome de Stein-Leventhal. Il est dû à une résistance à l’insuline et à une augmentation de la quantité d’androgènes (hormones mâles) dans les ovaires, ce qui perturbent la production des ovules. Au lieu d’être libérées au moment de l’ovulation, celles-ci se transforment en petits kystes.  Ils s’accumulent dans les ovaires et peuvent, à l’occasion, augmenter de volume des ovaires.

Les causes du SOPK ne sont pas connues, mais les chercheurs évoquent de plus en plus une composante génétique.

 

Quels sont les symptômes ?

  • Des cycles menstruels longs et irréguliers  
  • Une absence de menstruation  
  • Des saignements excessifs lors des menstruations 
  • L’obésité et de la difficulté à perdre du poids 
  • L’acné et la pilosité excessive (hirsutisme) 
  • La perte de cheveux 
  • L’hypertension 
  • L’anxiété et la dépression 
  • L’excès de cholestérol et de triglycérides 
  • L’infertilité 
  • Des fausses-couches récurrentes 

 

Vous reconnaissez vous dans certaines des symptômes du syndrome des ovaires polykystiques ?

Si oui, il est important de consulter votre médecin pour obtenir une évaluation complète et trouver des pistes de solution. Lors de cette consultation, le médecin fera un examen physique, une évaluation de vos antécédents familiaux et un bilan de vos cycles menstruels. Il pourra aussi vous prescrire des tests de laboratoire et une échographie pelvienne pour établir le bon diagnostic.

Par contre, il est important de faire la distinction entre les ovaires polykystiques (présents chez 20% des femmes sans nécessairement qu’elles aient des symptômes du SOPK) et le syndrome qui sera diagnostiqué par votre médecin si 2 des 3 conditions suivantes sont présentes :

  • présence de kystes ovariens à l’échographie; 
  • cycles menstruels irréguliers (moins de huit cycles par année) 
  • signes d’un taux élevé d’hormones mâles: acné, pilosité excessive, y compris au niveau du visage (hirsutisme) 

 

Quels sont les traitements ?

Il n’existe pas de traitement permettant de guérir le SOPK,  mais plusieurs interventions peuvent être mises en place pour en diminuer les symptômes et pour favoriser la grossesse chez celles qui le désirent.

Parmi les interventions non pharmacologiques, la plus efficace demeure la perte de poids puisque le surpoids est présent chez 50% des femmes souffrant de SOPK. Même minimale (souvent 5 à 10%), la perte de poids pemettra un meilleur contrôle de l’insuline et une réduction de la production d’androgènes. De plus, chez un tiers des femmes qui ont un SOPK, la perte de poids a été le seul traitement nécessaire pour qu’elles tombent enceintes.

Pour certaines, la perte de poids ne suffira pas à diminuer les symptômes ou à augmenter la fertilité. Certains médicaments peuvent être pris selon les recommandations de votre médecin. Pour réguler l’insuline, le Metformine est souvent utilisé. À lui seul, ce médicament peut aussi favoriser la fertilité. Autrement, l’ovulation peut être stimulée au moyen du Clomid ou du Femera. D’autres alternatives, telles que les contraceptifs oraux (pour la régularisation du cycle) et la fécondation in vitro pourraient vous être offerts.

 

Ce qu’il faut retenir…

…c’est qu’à l’aide des médicaments et des techniques de procréation assistée disponibles, la majorité des femmes avec le SOPK arriveront à contrer leur infertilité et à mener une grossesse à terme ainsi qu’à contrôler les symptômes qui les incommodent.

Par contre, puisque la dépression et l’anxiété peuvent être plus présent chez les femmes qui ont le SOPK et que les difficultés au niveau de la fertilité peuvent augmenter ces symptômes, il est important d’en parler à votre médecin pour trouver le soutien approprié pour vous.