Soutien psychologique et infertilité

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Infertilité

Soutien psychologique et infertilité

 

Lorsque la grossesse ne vient pas aussi facilement qu’on avait prévu, plusieurs réflexions s’amorcent : pourquoi moi, pourquoi nous, quelle est la cause, quelles démarches voulons-nous faire, est-ce qu’on a l’argent pour se payer cela ?

Trouver le temps dans votre horaire

Lorsque vous choisissez d’entreprendre des démarches de fertilité cela signifiera plusieurs rendez-vous donc ça pourrait aussi dire prendre du temps de congé ou devoir négocier avec votre employeur pour inclure des rendez-vous dans un horaire de travail plus flexible. Par contre, parfois vous ne vous sentirez pas encore à l’aise détaler tous ses détails à votre employeur et la banque de congé qui diminue peut devenir un stresseur. Les horaires des différentes cliniques de fertilité pourraient être un facteur qui influence votre choix de clinique. Malgré le bon vouloir des cliniques, il arrivera que des rendez-vous ne puissent être organisés en dehors des heures habituelles de travail.

 

Un processus calculé

Les démarches se centrent habituellement autour de l’ovulation et des échographies, des prises de sang et des médicaments qui permettront de calculer les moments optimaux de fertilité. Ceci voudra dire que la fenêtre d’essai sera souvent plus petite et contrôlée que vous pouviez le penser initialement et que les congés ne seront pas toujours planifiables d’avance. N’hésitez pas à demander à un proche de vous accompagner si vous ne voulez pas être seul à un rendez-vous ou si votre conjoint ne peut être présent à chacun des rendez-vous.

 

Humaniser le moment de conception

Les femmes et les couples sont souvent surpris de l’investissement de temps nécessaire ou encore de l’aspect « calculé » du processus. Certaines trouvent cela froid de vivre une insémination les pieds dans les étriers. Il faut donc amorcer une réflexion et poser des gestes qui aideront aussi à se réapproprier comme personne, comme couple ce moment de conception. Peut-être l’achat d’un item significatif, peut-être une marche dans un endroit qui nous tient à cœur, un souper en amoureux, un cours de yoga ?

 

Et le soutien psychologique ?

Malheureusement, le soutien psychologique durant les démarches n’est habituellement pas inclus à la clinique de fertilité, donc individuellement ou en couple, il est important de trouver un psychologue ou un autre thérapeute dans lequel vous avez confiance, qui saura vous aider à naviguer les hauts et les bas de la démarche. Vous aurez probablement envie de parler des émotions vécues dans les semaines d’attente après une insémination ou une fertilisation in-vitro ou encore des effets secondaires des médicaments.

Vous vivrez des rappels de la fertilité dans le quotidien : les femmes enceintes à tous les coins de rue, celles à la télé, l’annonce de sa meilleure amie, la voisine qui attend son sixième qui n’était pas planifié. Il n’est pas anormal de se sentir triste ou même jalouse de ce qui tarde à venir pour vous, mais semble acquis chez un autre. Il faut éviter de se culpabiliser pour les émotions ressenties et plutôt les accueillir et trouver des gens pour pouvoir en parler et les extérioriser.

D’autres femmes ou couples qui vivent aussi des démarches de fertilité seront aussi des ressources pour échanger. Dans certaines régions il existe même des groupes de soutien, alors informez-vous et entourez-vous d’une petite tribu qui saura prendre le temps de vous écouter, vous conseiller et surtout normaliser l’expérience et la fatigue émotionnelle, le doute qui peut y être associé à force de plusieurs cycles d’essai de suite. Parfois de prendre 1 ou 2 mois de cycle de repos, sans essai, permet de faire tomber la pression, de faire le point et de se ressourcer avant de poursuivre le processus.