La fausse-couche

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Les symptomes physiques et les émotions

La fausse-couche

 
 
 

On connaît tous les statistiques: 1 grossesse sur 5 se termine par une fausse-couche, mais peu importe la fréquence, il ne faut jamais banaliser l’épreuve physique et psychologique de devoir faire face au deuil de ce bébé. Peu importe le nombre de semaines de grossesse, il faut comprendre que le deuil et la peine n’est pas proportionnelle au nombre de semaines.

 
 

Les symptômes physiques

Il y a bien sûr l’aspect clinique de la fausse-couche: les saignements, les crampes douloureuses,des fois la fièvre,l’attente parfois interminable chez le professionnel de la santé, ou l’urgence. L’appel à la ligne Info-Santé avec une pointe de panique intérieure quand un premier filament de sang est aperçu sur le papier de toilettes. Parfois la fausse-couche se passe en quelques jours, d’autres fois c’est à une échographie qu’une femme, un couple apprendra que la grossesse s’est arrêtée, le cœur ne bat plus et ils devront prendre des décisions par rapport à la suite du processus. Viendra le temps de discuter avec votre médecin pour décider si vous attendez que la fausse-couche se produise d’elle-même,ou alors si vous désirez prendre un médicament pour déclencher des contractions ou encore opter pour une option chirurgicale, le curetage. Ça peut être très lourd de se poser ses questions alors que la veille vous rêviez du visage de votre bébé et de la chambre à décorer,que vous commenciez à voir une petite bédaine apparaître

 

Les émotions

Après que la fausse-couche est complète, ce n’est souvent que le début des émotions qui se manifesteront avec une alternance qui vous fera parfois tourbillonner: tristesse, colère,encore tristesse, puis un moment d’espoir, pouf la colère revient en force. «C’est pas juste!!»Il y a ces dates qui ne tarderont pas à venir, celle de l’échographie de 20 semaines qui allait vous apprendre le sexe, les fêtes qui approchent alors que vous n’avez peut-être pas le cœur à célébrer, la date prévue d’accouchement, les femmes autour qui sont encore enceintes et qui partageaient votre mois prévu d’accouchement…Vous en êtes peut-être pas à votre première fausse-couche alors il y a peut-être aussi ce sentiment que la vie s’acharne sur vous pour vous donner des épreuves ou encore que votre corps vous a trahi.

 

En parler pour ne pas s’isoler

En plus, il y a tout l’entourage à qui vous veniez tout juste d’annoncer la grossesse,comment leur faire face, ou encore si personne ne savait que vous étiez enceinte, comment partager maintenant la tristesse que vous vivez.La vie des gens autour continuera alors que vous aurez peut-être l’impression que la vôtre est en mode pause. Parfois ils oublieront de vérifier comment ça va pour vous et votre conjoint. Vous chercherez possiblement des manières de vous rappeler votre bébé que ce soit une peinture, une boîte souvenir, un tattoo.
 
Il est important de trouver des gens, que ce soit la famille, des amies ou des professionnels à qui parler de votre vécu. Autant pour vous que pour votre conjoint ou conjointe. Vous aurez probablement le besoin de raconter et raconter pour tenter de comprendre les événements qui se sont déroulés et qui vous auront marqué: l’infirmière qui aura su dire les bons mots et qui vous a tenu la main durant le curetage, l’ami qui vous aura maladroitement blessé en disant «vous êtes jeunes, vous en aurez d’autres». Il est tellement important de résister la tendance à s’isoler et tout en respectant ses besoins, des’assurer de parler de ses sentiments.

 

Les groupes de soutien

Plusieurs groupes de soutien au deuil périnatal existent également partout à travers la province, certains offrent des rencontres individuelles, alors ils sont là pour vous aider. De plus, il y a des livres comme Les Rêves envolés, ou Fausse-couche, vrai deuil qui sont que quelques exemples de lectures possibles.